Chapitre 3 - Par où commencer ?

De Sup-LOMFR.

La mise en œuvre de SupLOMFR est un projet simple dont les retours sont rapides. Cependant, si SupLOMFR est un format commun pour la description des ressources pédagogiques de l’enseignement supérieur, il n’est pas que cela !

Sa mise en œuvre doit s’inscrire dans le cadre d’un projet plus global de mise en place d’un système de référencement et de valorisation des ressources pédagogiques. En plus du choix des outils qui offriront les fonctions attendues (système de référencement et d’indexation documentaire, outils de moissonnage, portail de diffusion, …), ce projet réunit l’ensemble des acteurs impliqués :

  • les équipes dirigeantes qui initient, définissent les moyens alloués, et portent le projet
  • les enseignants qui produisent, référencent et utilisent les ressources pédagogiques
  • les services TICE qui administrent les systèmes manipulant et diffusant les fonds de ressources numériques
  • les services de documentation qui s’assurent de la cohérence des métadonnées
  • les services informatiques qui assurent la fiabilité des infrastructures techniques indispensables au bon fonctionnement des systèmes
  • et bien entendu les étudiants, public privilégié de la diffusion des ressources pédagogiques dont ils sont les premiers consommateurs
    La réussite du projet passe par la bonne coordination de l’ensemble de ces acteurs. SupLOMFR y contribue en apportant des bénéfices à chacun.

    Garder à l’esprit les apports attendus

    Acteurs concernés Quels apports ? Consolidation des apports
    Equipes dirigeantes des établissements En mettant en œuvre un format de description conforme aux standards internationaux, les établissements rendent accessible et valorisent l’enseignement dispensé :
  • auprès des UNR, des PRES, des UNT et des autres établissements au niveau national et international.
  • auprès des étudiants et futurs étudiants.
  • Identifier les partenaires avec lesquels les échanges de ressources sont faits. Ces partenaires sont à la fois des fournisseurs d’informations, et des organismes en charge de la valorisation des ressources produites par un ou plusieurs établissements.

    Les partenaires ayant adopté un format SupLOMFR permettent des échanges complets, d’une très grande richesse, et avec beaucoup de fluidité. Cela doit être le cas pour l’ensemble des partenaires issus de l’enseignement supérieur français
    Il est également très simple d’échanger avec des partenaires en LOM ou LOMFR, seules certaines informations risquent alors de ne pas pouvoir être exploitées. Cela n’est pas un problème dans la mesure où il s’agit d’informations qui sont propres à un contexte enseignement supérieur français. Ainsi par exemple l’échange d’une information sur une ressource pédagogique mentionnant un niveau bac+2 ne sera pas détérioré si cette mention n’est pas adressée à un partenaire qui ne raisonne pas avec le même système éducatif.
    Il faudra cependant rester vigilant pour ceux qui auront fait d’autres choix, un travail d’adaptation de l’information sera alors à prévoir. Sans aucun doute la meilleure voie restera de promouvoir l’utilisation d’un format reconnu auprès de cette catégorie de partenaires.

    Pour la diffusion aux étudiants, le choix sera possible de présenter de façon privilégiée les ressources produites localement ou plus globalement une présélection contenant des ressources locales et des ressources de partenaires présentées dans un format homogène.

    Enseignants Décrites de façon uniforme, les illustrations pédagogiques (images, exemples …) sont plus facilement partagées. La production et la valorisation des ressources pédagogiques reposent essentiellement sur le besoin de partage de l’information entre les enseignants et leurs publics.

    En utilisant un même format pour leur description, le partage commence dès l’étape de référencement. Les enseignants peuvent ainsi partager les mêmes pratiques, échanger entre eux, ou encore créer des groupes de travail pour faire évoluer ces pratiques. Toutes les ressources, ainsi issues de pratiques analogues, sont beaucoup plus commodes à regrouper et à mettre en relation les unes avec les autres. Leur valorisation en est facilitée.
    De plus la mise en commun de ce cadre méthodologique permet de mutualiser les travaux de réflexion nécessaires à la bonne représentation d’une entité aussi complexe qu’une ressource pédagogique. Cette mutualisation garantie une optimisation des efforts et permet d’éviter les pièges du « chacun dans son coin ».

    La description des ressources est simplifiée par l’emploi de formulaires préétablis. Le format SupLOMFR est très complet afin d’être générique et de pouvoir couvrir tous les cas de figures rencontrés dans la description des ressources pédagogiques. Par conséquent, tous les éléments du format ne sont pas forcément à exploiter dans chaque cas.

    En fonction des outils de référencement mis en place (rappelons ici que SupLOMFR n’est que le format et non un outil de référencement), des formulaires sont définis pour permettre d’avoir une vue la plus adaptée possible : certains éléments peuvent être cachés, d’autres renseignés automatiquement, … tout cela concourt à faciliter le travail des enseignants. Bien entendu, une grande partie de ces adaptations sont communes à tous les établissements.
    En partageant un même format de travail, les enseignants peuvent donc profiter entre eux, et au-delà de leur seul établissement, des expériences et bonnes pratiques introduites par d’autres.

    Grâce à l’utilisation d’un format reconnu par l’ensemble de la communauté éducative, la valorisation des productions pédagogiques est immédiate. En adoptant le même format de description les enseignants de l’enseignement supérieur s’assurent que la description qu’ils font d’une ressource pédagogique peut être réutilisée à l’identique en dehors de son contexte de production.

    Aucune transformation, aucune traduction n’est nécessaire, ce qui garantit à la fois une simplicité et une rapidité de la diffusion mais aussi et surtout que ce sont bien les informations telles qu’elles ont été rédigées par les auteurs de la ressource pédagogique qui sont reprises dans d’autres systèmes de présentation.
    Efficacité des échanges et contrôle de l’intégrité de l’information peuvent ainsi être assurés.

    Services :
  • TICE
  • informatique
  • de documentation
  • La description du patrimoine pédagogique est normalisée favorisant ainsi les échanges de notices. La principale complexité des systèmes d’échanges d’informations réside dans la transcription parfois nécessaire d’une donnée externe pour la rendre conforme avec les contraintes locales de mise en œuvre.

    SupLOMFR représente une avancée importante pour l’échange des descriptions de ressources pédagogiques mis en œuvre dans les systèmes de moissonnage. Non seulement la diffusion d’un même format garantit le partage de règles communes sur la structuration de l’information. Mais de plus en ayant établi un format propre à la communauté de l’enseignement supérieur, SupLOMFR joue le rôle de catalyseur des bonnes pratiques. Le format peut alors servir de vecteur au partage des compétences en assurant l’existence de groupes de travail qui partagent le même matériau.

    La démarche de référencement présente des gages de pérennité. Toute description, tout référencement est amené à évoluer dans le temps en fonction de l’arrivée de nouveaux besoins, de nouveaux publics, de nouvelles technologies ou de nouveaux acteurs. Suivant leur ampleur, ces évolutions peuvent correspondre à des travaux d’adaptation légers ou conséquents.

    Lorsque la charge est trop importante, c’est parfois même la viabilité de la description elle-même qui est remise en cause. En adoptant un format normalisé, les équipes en charge de son suivi sont garanties de bénéficier d’un outil qui a fait l’objet d’un consensus (large dans le cadre d’un standard international comme c’est le cas pour LOM), et que toute évolution pourra être traitée dans le cadre du maintien de ce même consensus.

    Cette dynamique permet de réduire de façon très importante les coûts induits par les évolutions, la structuration forte d’un format tel que SupLOMFR permet non seulement de bénéficier d’un cadre rigoureux pour décrire l’évolution potentielle à apporter, mais de plus son adoption par une communauté importante permet de bénéficier de la mutualisation des efforts dans la mise en œuvre de ces évolutions.

    Etudiants Ils ont plus rapidement accès à des ressources pédagogiques pertinentes. Avec internet, l’étudiant a à sa disposition un volume d’information gigantesque, et sans doute complètement disproportionné par rapport au temps qui lui est imparti dans le cadre de sa formation dans l’enseignement supérieur.

    Cette masse d’information fait que sans guide suffisant, l’étudiant passera plus de temps à chercher qu’à exploiter le résultat de ses recherches, sans guide il n’aura pas non plus de garanties suffisantes sur l’information à laquelle il accèdera.
    Le travail de référencement de la production pédagogique par les établissements de l’enseignement supérieur vient offrir ces guides indispensables à l’étudiant. En mettant à sa disposition une description complète et réalisée par des professionnels, on lui assure également d’avoir les moyens d’établir son libre arbitre dans le choix de ce qui le concerne ou l’intéresse effectivement par rapport à sa recherche.
    En faisant en sorte que l’ensemble des établissements diffusent une information semblable, on lui donne également les outils pour pouvoir comparer, et retenir ce qui lui semble le plus adapté à son besoin, à ses visées. Au final, c’est lui permettre d’obtenir le plus rapidement possible, la ressource pédagogique la plus pertinente pour répondre à son aspiration.



    Bien définir le périmètre de son projet

    Nous présentons ici quelques questions importantes à se poser lors de la mise en œuvre de SupLOMFR.
    Pour les établissements, qui ont déjà mis en œuvre un référencement de ressources pédagogiques s’appuyant sur LOM ou LOMFR, certains choix de la liste ci-après auront déjà été faits. La mise en œuvre de SupLOMFR consiste pour ces sites en une simple adaptation de leur système aux spécificités du format SupLOMFR.

    Quel(s) type(s) de RP va-t-on diffuser ?
    Le type documentaire des ressources pédagogiques produites concourent à l’image que véhicule un établissement. On peut même affirmer que les ressources en ligne sont amenées à devenir un élément majeur de cette image. En organisant en amont l’homogénéité des types produits, on peut répondre à plusieurs objectifs :

  • éviter une trop grande variété de type de ressources qui pourraient avoir tendance à perdre l’utilisateur potentiel
  • s’assurer que 2 ressources semblables soient réalisées de façon homogène
  • mettre l’accent sur certains types qui pourront ainsi véhiculer une image plus facilement identifiable pour l’établissement (vidéo, ressource interactive, …)

    Quelle organisation mettre en place pour le contrôle de la publication ?
    La publication d’une ressource pédagogique se fait sous la responsabilité croisée de plusieurs acteurs de l’établissement, depuis l’enseignant qui produit la ressource jusqu’au responsable de l’établissement qui porte le projet de publication. Plusieurs niveaux intermédiaires peuvent également être pris en compte, pour compléter (l’indexation par exemple), vérifier (sur le plan juridique par exemple) ou valider (par rapport à une politique de diffusion de l’établissement par exemple). Les modalités de ces étapes de contrôle doivent être clairement définies lors de la mise en œuvre du système, connues de tous, justifiées et acceptées.

    Où va-t-on localiser les RP ?
    Si le format SupLOMFR permet d’avoir une notice décrivant la ressource, il décrit également sa localisation physique. Alors que la notice pourra être échangée avec des partenaires, ou récupérée par d’autres systèmes, la ressource pédagogique a vocation à demeurer là où elle a été produite : ce sont les utilisateurs qui viendront à elle (connexion à une URL par exemple dans le cas d’une ressource numérique web). Du fait que sa localisation soit reprise dans la notice, il est important de pouvoir garantir la plus grande stabilité à la localisation qui sera choisie. Il est fortement conseillé alors d’appliquer une même règle pour l’ensemble de l’établissement afin d’une part de garantir la permanence du lien mais aussi de s’assurer de l’homogénéité des localisations diffusées à travers les ressources pédagogiques.

    Quelle nature de RP va-t-on diffuser ?
    La nature pédagogique est caractéristique de la façon d’enseigner. En cela elle est aussi un vecteur de l’image de l’établissement. Diffuser un cours magistral, une étude de cas, un examen, ou encore un glossaire sont des communications très différentes les unes des autres. Au delà de l’image, c’est toute une politique de diffusion qui sera mise en œuvre, tel établissement pourra faire le choix de ne pas diffuser certaines ressources, d’autres de les diffuser avec un contrôle de l’accès à des publics autorisés là où certains pourront de leur côté faire le choix de mettre à disposition tout un ensemble de ressources pouvant aller quasiment jusqu’à mettre en ligne de véritable outils de formation à distance. Il convient par conséquent de bien définir les enjeux.

    Quels sont les publics cibles identifiés pour la diffusion des RP ?
    La définition des publics cible se fait à 2 niveaux.
  • il s’agit dans un premier temps de définir le niveau d’étude auquel les ressources que l’on diffuse se rattachent. On peut privilégier alors certains cursus ou au contraire s’assurer de toucher de façon homogène toutes les populations
  • les principaux utilisateurs des ressources pédagogiques seront évidemment les étudiants qui en complément d’outils plus traditionnels viendront enrichir leur connaissance à partir de ces nouveaux outils mis à leur disposition. Mais ce sont aussi les enseignants qui pourront s’appuyer sur des ressources déjà produites pour compléter leur propre outillage dans la conduite de leurs missions. Si une bonne adéquation avec le public étudiant permet à l’établissement de valoriser son image en termes de modernité, la bonne prise en compte des publics académiques lui permet de véhiculer une position de référant dans certains domaines.

    Quelle politique d’accès pour les RP produites ?
    Produire des ressources dans un format facilement échangeable et largement accessible ne veut pas pour autant dire de ne pas contrôler l’accès et par conséquent l’utilisation qui est faite de ces ressources. Dès lors que l’on se place dans le cadre où tout n’est pas forcément accessible à tout le monde, il convient de bien identifier les portées de chaque groupe de ressources. Il faut pour cela identifier avec précision les catégories de ressources, sur la base de critères que chaque établissement peut librement définir (discipline, niveau d’étude, type de ressource, …). De la même manière il faudra identifier les natures de publics en leur associant des droits d’accès pour chaque catégorie de ressources pédagogiques.

    Quelle protection des droits intellectuels affectés aux RP produites ?
    Au-delà des droits d’accès et de consultation, les droits intellectuels permettent de définir la propriété et le niveau de réutilisation autorisée pour une ressource. Là encore, il s’agit de mettre en œuvre une politique globale pour l’établissement, qui devra tenir compte du fait que la ressource à une personne physique en tant que producteur et que celle-ci doit avoir une latitude de choix dans le cadre d’une propriété intellectuelle qui la concerne en premier lieu. Du fait des latitudes d’action existant au niveau juridique tant au niveau national qu’international, il est important que cette question fasse l’objet de principes clairement énoncés en amont du projet.

    Quelles disciplines sont concernées ?
    La production d’une ressource pédagogique constitue un travail à part entière. Cela peut prendre du temps et la mise en ligne de celle-ci impose de pouvoir y consacrer là aussi des moyens. De ce fait, les fonds se constituent de façon incrémentale dans le temps. La mise en ligne des ressources nécessite cependant de pouvoir présenter suffisamment de ressources portant sur un même thème, explorant un même domaine. Il est par conséquent important de pouvoir assurer un pilotage de la diffusion permettant la création de ces ensembles cohérents. Les disciplines sont de façon naturelle le premier niveau de rassemblement, qui pourra ensuite être subdivisé par d’autres critères. Il semble ainsi important, pour garantir d’une bonne visibilité extérieure des enseignements dispensés, de fixer au niveau de l’établissement des règles, et des objectifs de contenu et de délais en fonction des disciplines couvertes.

    Sur quel(s) système(s) de classification s’appuyer ?
    Si la production des notices descriptives des ressources pédagogiques produites a pour première vocation d’en permettre la présentation lors de leur mise en ligne, elle doit aussi servir pour les échanges entre partenaires. Il est important dans ce contexte d’échange de pouvoir associer une classification reconnue par tous à chaque ressource pédagogique. Ces classifications peuvent varier selon les contextes, il est cependant utile de faire un choix en tenant compte :
  • des classifications majoritairement utilisées par les partenaires avec lesquels les échanges sont les plus fréquents
  • de la possibilité d’avoir pour une même ressource plusieurs classifications possibles afin d’en favoriser la diffusion
  • de prendre en compte en tant que telle l’étape de classification en amont de la diffusion de la notice, en effet il en va des ressources pédagogiques comme dans beaucoup d’autres domaines : un mauvais rangement peut avoir pour conséquence une sous utilisation.

    Dans quelle(s) langue(s) doit se faire la diffusion des RP ?
    Il s’agit de savoir si les ressources produites et/ou diffusées sont rédigées en français, en anglais, dans une autre langue ou encore en mettant en œuvre le multilinguisme. A la question des outils mis à disposition des enseignants pour décrire leur production, viendront aussi s’ajouter les impératifs de maintenir ce suivi du multilinguisme à tous les étages du système : lors des indexations, au niveau des portails où seront publiées les ressources, lors des phases de moissonnage de partenaires, …

    Pour chacune de ces questions, le format SupLOMFR permet de mettre en œuvre une réponse afin que le format de description utilisé respecte la politique de l’établissement pour la gestion des ressources pédagogiques. Comme indiqué précédemment, le format ne fait pas tout par lui-même, mais permettra de représenter de façon explicite les choix stratégiques faits pour qu’ils puissent ensuite être mis en œuvre par les outils et systèmes informatiques.

    Les aides possibles

    Lors de la mise en œuvre, le guide d’usage peut être utilisé par les équipes afin de fournir une aide.

  • un support de formation : les exemples présentés dans le chapitre 4 peuvent être réutilisés, des notices XML de ces exemples sont fournies et peuvent être reprises pour alimenter une base d’exemple dans le but de faire une formation. Ces exemples ont en effet été retenus car ils permettent d’étudier les bonnes pratiques à mettre en œuvre.
  • une aide contextuelle sur les champs peut être alimentée à partir des pages du guide qui précisent la nature et le contenu de chacun des éléments de SupLOMFR. Ces descriptions peuvent être récupérées dans le chapitre 5.
  • un glossaire de termes les plus utilisés permettra de familiariser les utilisateurs (tous profils confondus) avec la terminologie propre au référencement des ressources pédagogique. Ce glossaire est disponible en annexe de ce guide d’usage. Ce glossaire pourra évoluer à la demande, il suffit pour cela de contacter le groupe de travail.
  • une FAQ et un mail pour poser toutes les questions utiles au groupe de travail. Cette foire aux questions est disponible en annexe de ce guide d’usage. Ce glossaire pourra évoluer à la demande, il suffit pour cela de contacter le groupe de travail.

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