Chapitre 2 - Pourquoi SupLOMFR ?

De Sup-LOMFR.

SupLOMFR est le format de description des ressources pédagogiques de l’enseignement supérieur français.

Les origines de SupLOMFR

Ce format a été défini par un groupe travail pluridisciplinaire constitué à la fois d’enseignants, de documentalistes et de responsables TICE.

Chapitre 2 - Pourquoi SupLOMFR ?
Historique de SupLOMFR
Pour bien comprendre l’utilité de SupLOMFR et les raisons de son élaboration par le groupe de travail, il faut appréhender ses origines.

SupLOMFR est une adaptation de LOMFR lui-même décliné de LOM.

LOM et LOMFR constituent les origines de SupLOMFR.

LOM est l’acronyme de « Learning Object Metadata ». LOM est un schéma de description pour les ressources pédagogiques mises en œuvre dans le cadre d’enseignement, de formation ou d’apprentissage. LOM est un standard conçu en 2002 par le comité international IEEE-LTSC-LOM (Institute of Electrical and Electronics Engineers, Inc. - Learning Technology Standards Committee - Learning Objects Metadata Working Group). L’apport de LOM est la définition d’une soixantaine de champs organisés en 9 catégories et permettant de décrire de façon précise et uniforme toute ressource pédagogique. L’objectif de LOM est de fournir un cadre de travail commun au niveau international afin de garantir l’interopérabilité des systèmes de référencement qui se mettraient en place au niveau local.

LOMFR est un schéma de métadonnées permettant de décrire des ressources pédagogiques produites par l’ensemble de la communauté éducative française. C’est un profil d’application de LOM qui a été normalisé par l’AFNOR en décembre 2006 : NF Z 76-040 - Technologies de l'information pour l'éducation, la formation et l'apprentissage - Profil français d’application du LOM (LOMFR) : métadonnées pour l’enseignement. L’objectif de LOMFR est de fournir non seulement un cadre de travail à la fois cohérent avec le système éducatif français et conforme avec les règles de description définies au niveau international afin de garantir les échanges.

SupLOMFR est une adaptation de LOMFR pour tenir compte de besoins et contraintes spécifiques aux établissements d’enseignement supérieur, aux universités numériques thématiques, et aux universités numériques en région tout en restant conforme aux préconisations nationales. Ce travail a été souhaité par les ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche, dans le cadre de leur soutien à l'édition numérique pour l’éducation.

Le contenu de SupLOMFR

Tout d’abord, SupLOMFR reprend les apports de LOM qui a permis de définir 9 catégories pour la description d’une ressource pédagogique :

  • Les données générales (catégorie 1), qui caractérisent une ressource indépendamment de son contexte d’utilisation (titre, langue, description, etc.)
  • Les données sur le cycle de vie (catégorie 2), qui décrivent l’état actuel d’une ressource et les acteurs ayant apporté une contribution durant son évolution (version, entités contributives, etc.).
  • Les données techniques (catégorie 4), qui assemblent les caractéristiques techniques d’une ressource (format, taille, localisation…).
  • Les données pédagogiques (catégorie 5), qui décrivent les caractéristiques pédagogiques d’une ressource (type de ressource, rôle de l’utilisateur, contexte d’utilisation…).
  • Les données de droits (catégorie 6), qui spécifient les conditions d’utilisation, de reproduction, de transformation d’une ressource (coûts, droits d’auteur, etc.).
  • Les données de liens (catégorie 7), qui décrivent les relations qui peuvent exister entre plusieurs ressources pédagogiques
  • Les annotations (catégorie 8), qui permettent de compléter une description avec des commentaires sur l’utilisation pédagogique d’une ressource.
  • Les données de classification (catégorie 9), qui décrivent la localisation d’une ressource au sein d’un ou plusieurs systèmes de classification identifié
  • Les données descriptives de la description (catégorie 3), qui rassemblent les données détaillant la notice descriptive elle-même, et les conventions employées.
    En plus de cette structuration générale de la description, le format LOM a introduit une codification des données présentes dans chacun des champs telle que
  • Chaîne de caractères, utilisée pour du texte libre
  • Date, respectant la norme ISO 8601 :2000 et utilisée pour les éléments de chronologie
  • Durée, respectant la norme ISO 8601 :2000 et utilisée pour les éléments de décompte du temps
  • Chaîne de caractères localisée, utilisée pour du texte libre pour lequel on précise le langage (ou langue) dans lequel le texte est formulé
  • Vocabulaire, utilisé pour des informations dont le contenu est contrôlé par des listes de valeurs telles que « oui/non » ou encore « facile/moyen/difficile »

    Ensuite SupLOMFR profite des apports de LOMFR qui a permis de préciser l’utilisation de LOM dans un contexte éducatif français grâce notamment à :
  • la traduction de l’ensemble des vocabulaire de LOM de l’anglais vers le français
  • la définition de règles de travail communes pour l’ensemble des acteurs pédagogiques et notamment, la définition de champs obligatoires afin de s’assurer d’un niveau de description homogène
  • l’ajout ou la reformulation de listes de valeurs pour le contrôle de certaines informations pour mieux s’adapter au contexte français.
    Ainsi par exemple, le champ permettant de décrire le type pédagogique d’une ressource utilise le terme anglo-saxon « exam » dans la liste de valeur de LOM, ce qui a été traduit en LOMFR par « examen ». D’autre part, LOMFR a ajouté à cette liste de valeur un type « Démonstration » dont l’équivalent n’existe pas dans LOM mais dont l’usage est fréquent dans le système éducatif français.

    Enfin SupLOMFR apporte ses propres caractéristiques dans le but de faciliter et d’optimiser le travail de référencement de ressources issues de l’enseignement supérieur français :
  • ajout de règles de travail supplémentaires afin de permettre une meilleure circulation des notices et un partage facilité. En effet, plus les règles de travail sont homogènes entre les différents sites producteurs de notices de description et plus les résultats se ressemblent et sont facilement échangés. Grâce à ce travail de recommandations, le format SupLOMFR devient un véritable tremplin à la mise en place d’une politique de développement de l’édition numérique et à l’essor des universités numériques et des pôles de recherche.
  • adaptation des vocabulaires aux particularités de l’enseignement supérieur français. Ainsi par exemple une ressource pédagogique peut être de type « étude de cas » ou bien « jeu de données », ou encore le niveau d’étude peut être précisé sous la forme « bac+1 », « bac+2 », « bac+3 », « bac +4 », « bac+5 », « bac>=6 ». En utilisant le format SupLOMFR, un établissement est ainsi garanti que la description de ses ressources pédagogiques :
  • est conforme avec les standards internationaux, ce qui en garantit une diffusion large et rapide
  • retranscrit au plus juste sa spécificité, sa pertinence et son adéquation à la nature de l’enseignement dispensé
  • s’appuie sur un cadre de travail optimisé pour les acteurs du référencement

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